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XIIIe siècle
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Dimanche, 17 Janvier 2010 20:44

La deuxième enceinte communale

 

Le rattachement direct au royaume de France et la promesse militaire de soutien des tournaisiens irrite le comte de Flandre Baudouin IX.  En 1197, il assiège la ville qui tant bien que mal parvint à conclure une trêve. Ce n'était que partie remise.  En 1213, les flamands assiègent à nouveau la cité qui sera prise et pillée.  Les tournaisiens se vengeront un an après à la bataille de Bouvines où les armées flamandes alliées aux anglais furent taillées en pièces.

Durant le XIIIème siècle, la ville connaît un important essor démographique. De nouveaux quartiers apparaissent tant sur la rive gauche que sur la rive droite.  La deuxième enceinte communale sera alors érigée.  De 1277 à 1295, la rive gauche sera fortifiée et les travaux de la rive droite s'étaleront de 1289 à 1302.  L'ampleur de la nouvelle enceinte sera telle qu'elle suffira à contenir la ville pendant les six siècles suivants.  Le tracé de cette enceinte correspond plus ou moins à celui des actuels boulevards.

En 1302, après la victoire flamande du 11 juillet 1302 lors de la bataille de Groeninghe mieux connues sous le nom de « bataille des éperons d'or », les milices flamandes dévastent le Tournaisis et mettent le siège devant la ville.  Vite découragées par les nombreuses sorties des renforts français, elles lèveront le camp après une trêve.

Le siège de 1303 fut précédé par de nombreuses escarmouches, au cours desquelles les tournaisiens victorieux exaspérèrent les flamands.  Une coalition regroupant Flamands, Lilois, Douaisiens et Namurois attaqua la ville.  Elle se borna a n'investir que la rive gauche de l'Escaut, entre la porte de sainte-fontaine et la porte de Valenciennes.  Les portes de la rives droite, bien gardées restèrent ouvertes ce qui permettait un excellent ravitaillement de la cité.  Malgré de violents assauts toujours repoussés, les assiégeants piétinaient devant les murailles.  Finalement, le Roi de France négocia une trêve qui dura jusqu'en mai 1304.  Philippe le Bel écrasait alors les milices flamandes à la bataille de Mons en Pevèle le 18 août 1304.

Les tournaisiens restèrent ensuite fidèle au roi de France lors de la guerre de cent ans.  Jeanne d'Arc les invita à se rendre à Reins pour le couronnement de Charles II en s'adressant au « gentils et loyaux franchois de la ville de Tournay ».  La ville endurera encore un long siège de 58 jours du 1er août au 27 septembre 1340.  Tournai fut attaquée à trois endroits différents, à la porte de Lille , à la porte de sainte-fontaine et au pont des trous qui était la principale porte d'eau.  La ville résista si bien au roi d'Angletere Edouard III et aux milices flamandes de Jacques Van Artevelde que le Roi de France Philippe VI négocia la trêve d'Esplechin qui mit fin au siège.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mise à jour le Jeudi, 11 Février 2010 20:29
 


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